[FACEBOOK] - [YOUTUBE] - [DEEZER] - [BLOG PERSO] - [MES ECRITS] - [MES DESSINS] - [MES PHOTOS TH] - [MES REVIEWS TH]
Elle savait qu'ils étaient une kyrielle d'exceptions, les prodigieux, ceux qui s'évertuent de trouver un peu d'espoir devant la bêtise qu'est devenu notre monde. Elle savait que l'utopie n'existait pas et que pour se faire une place il fallait savoir se créer un monde, mais elle, ne savait pas le faire.
Grâce se fondait en ses gestes, charisme et charme à son allure. Beauté infinie des poignets, finesse et raffinement. Féminité mais vrai garçon des Lunes. Prunelles profondes et sûres, peau pâle et corps céleste, délice de la nuque...
Elle n'était pas seule, elle était solitaire, parce que ça lui plaisait et parce qu'elle préférait écouter plutôt que de parler. Elle ne connaissait pas vraiment l'amour, elle n'y avait jamais goûté, elle s'en était fait la promesse de peur de s'attacher et de finir comme tout le monde, noyée dans un chagrin. Par manque, elle avait juste goûté au sexe les jours où le temps lui paraissait trop morose.
Sa piole, c'était sa vie, où vivaient tous ses souvenirs, où s'entassaient toutes ses émotions et où tout commençait à déborder...
Elle rêvait que ses jours de vie se prolongent à travers la poudre colorée qui embuerait ses carreaux, le parfum de la liberté claustré entre les murs, l'éclat du bonheur à l'harmonie idyllique, la fièvre le soir quand tout va bien,
L'apothéose dans toute sa splendeur.
Et cette attente fût réalité.
Un jour d'aurore semblant déposer un drap translucide couleur pêche sur les terres, l'aube dénudée de toute puissance devint le prélude de cette histoire...
Elle a quitté sa piole. Et ça voulait tout dire. Elle a quitté sa mère, sa pauvre mère noyée dans l'alcool, affaiblie par l'eau-de-vie. Elle a quitté les teintes du ciel, elle a quitté son job de merde, son barman qui savait si bien la baiser les fins de semaines. Elle a quitté la bruine de ses pupilles, les sanglots de son c½ur. Elle a gardé son amour pour la nouveauté & la dissemblance, mais sans le savoir en a gardé les fragilités. Elle a gardé sa clope, son charbon ébène trop marqué sur les yeux, elle a brisé les miroirs et étalé le linge avant de s'égarer pour toujours... Elle a laissé son bordel et s'est aventurée dans la douceur du matin. Elle a gardé les plis de ses habits froissés et elle a flâné, là sous la lune encore présente parmi les lueurs du soleil, parcourant la ville l'½il noir et brillant, le c½ur chaud, trop chaud, trop plein ou trop vide, elle ne savait plus bien. Son c½ur tel une bombe, une jolie grenade aux couleurs rouge vermeil prête à éclater pour donner la vie.
Flânant le long des rues pour trouver un peu de changement, quelques imprévus, elle voulait connaître les surprises de la vie qui dans sa piole n'avaient jamais osées entrer. Et elle se sentait pour la première fois depuis longtemps pousser des ailes.
« Un café s'il vous plait. »
Il n'aura fallu qu'une seconde pour que sa subite transformation s'éteigne. La petite cellule était plongée dans la nébulosité. Le soleil semblait être vainqueur de ce jeudi, pourtant l'orage avait grondé et déversait à présent toutes les vagues de sa monotonie. C'était si triste. La grenadine ne rougissait plus, il manquait l'onctuosité aux mousses des cafés au lait & les croissants habituellement si dorés, s'étaient ternis.
Elle avait perdu tout projet, tout but qu'elle s'était fixée pour la première fois, et tout ça par faute du temps. La pluie lui a fait perdre son coeur vermeil et l'a remplacé par une éponge, absorbant toutes les tristesse de son eau.
Elle attendait, le regard scellé à la buée de la fenêtre, le seul minime bonheur de cette déplorable journée qui viendrait se loger contre sa tasse.
Le récipient de porcelaine vint noyer les larmes du ciel et mit un peu de plaisir dans le c½ur de celle qui l'attendait. Mais l'allure de l'objet paraissait comme délavée, vide et sans odeur et elle avait laissé ses espoirs s'y égarer. L'arabica même avait succombé à la morosité de ce jour, omettant à ses côtés la douceur sucrée tant attendue. Aujourd'hui elle n'avait pas même eu droit au petit goût amer et suave du fin chocolat qui orne d'habitude la soucoupe. Il faisait mauvais, c'était ainsi, les surprises ne pouvait être que mauvaises et elle qui aujourd'hui avait eu l'envie de donner un sens à sa vie, ne pouvait rien faire que de reporter son avenir rêvé à plus tard...
Elle savait qu'ils étaient une kyrielle d'exceptions, les prodigieux, ceux qui s'évertuent de trouver un peu d'espoir devant la bêtise qu'est devenu notre monde. Elle savait que l'utopie n'existait pas et que pour se faire une place il fallait savoir se créer un monde, mais elle, ne savait pas le faire.
Grâce se fondait en ses gestes, charisme et charme à son allure. Beauté infinie des poignets, finesse et raffinement. Féminité mais vrai garçon des Lunes. Prunelles profondes et sûres, peau pâle et corps céleste, délice de la nuque...
Elle n'était pas seule, elle était solitaire, parce que ça lui plaisait et parce qu'elle préférait écouter plutôt que de parler. Elle ne connaissait pas vraiment l'amour, elle n'y avait jamais goûté, elle s'en était fait la promesse de peur de s'attacher et de finir comme tout le monde, noyée dans un chagrin. Par manque, elle avait juste goûté au sexe les jours où le temps lui paraissait trop morose.
Sa piole, c'était sa vie, où vivaient tous ses souvenirs, où s'entassaient toutes ses émotions et où tout commençait à déborder...
Elle rêvait que ses jours de vie se prolongent à travers la poudre colorée qui embuerait ses carreaux, le parfum de la liberté claustré entre les murs, l'éclat du bonheur à l'harmonie idyllique, la fièvre le soir quand tout va bien,
L'apothéose dans toute sa splendeur.
Et cette attente fût réalité.
Un jour d'aurore semblant déposer un drap translucide couleur pêche sur les terres, l'aube dénudée de toute puissance devint le prélude de cette histoire...
Elle a quitté sa piole. Et ça voulait tout dire. Elle a quitté sa mère, sa pauvre mère noyée dans l'alcool, affaiblie par l'eau-de-vie. Elle a quitté les teintes du ciel, elle a quitté son job de merde, son barman qui savait si bien la baiser les fins de semaines. Elle a quitté la bruine de ses pupilles, les sanglots de son c½ur. Elle a gardé son amour pour la nouveauté & la dissemblance, mais sans le savoir en a gardé les fragilités. Elle a gardé sa clope, son charbon ébène trop marqué sur les yeux, elle a brisé les miroirs et étalé le linge avant de s'égarer pour toujours... Elle a laissé son bordel et s'est aventurée dans la douceur du matin. Elle a gardé les plis de ses habits froissés et elle a flâné, là sous la lune encore présente parmi les lueurs du soleil, parcourant la ville l'½il noir et brillant, le c½ur chaud, trop chaud, trop plein ou trop vide, elle ne savait plus bien. Son c½ur tel une bombe, une jolie grenade aux couleurs rouge vermeil prête à éclater pour donner la vie.
Flânant le long des rues pour trouver un peu de changement, quelques imprévus, elle voulait connaître les surprises de la vie qui dans sa piole n'avaient jamais osées entrer. Et elle se sentait pour la première fois depuis longtemps pousser des ailes.
« Un café s'il vous plait. »
Il n'aura fallu qu'une seconde pour que sa subite transformation s'éteigne. La petite cellule était plongée dans la nébulosité. Le soleil semblait être vainqueur de ce jeudi, pourtant l'orage avait grondé et déversait à présent toutes les vagues de sa monotonie. C'était si triste. La grenadine ne rougissait plus, il manquait l'onctuosité aux mousses des cafés au lait & les croissants habituellement si dorés, s'étaient ternis.
Elle avait perdu tout projet, tout but qu'elle s'était fixée pour la première fois, et tout ça par faute du temps. La pluie lui a fait perdre son coeur vermeil et l'a remplacé par une éponge, absorbant toutes les tristesse de son eau.
Elle attendait, le regard scellé à la buée de la fenêtre, le seul minime bonheur de cette déplorable journée qui viendrait se loger contre sa tasse.
Le récipient de porcelaine vint noyer les larmes du ciel et mit un peu de plaisir dans le c½ur de celle qui l'attendait. Mais l'allure de l'objet paraissait comme délavée, vide et sans odeur et elle avait laissé ses espoirs s'y égarer. L'arabica même avait succombé à la morosité de ce jour, omettant à ses côtés la douceur sucrée tant attendue. Aujourd'hui elle n'avait pas même eu droit au petit goût amer et suave du fin chocolat qui orne d'habitude la soucoupe. Il faisait mauvais, c'était ainsi, les surprises ne pouvait être que mauvaises et elle qui aujourd'hui avait eu l'envie de donner un sens à sa vie, ne pouvait rien faire que de reporter son avenir rêvé à plus tard...